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Vous venez de faire un bilan hormonal, et vous vous demandez ce que signifient ces chiffres ? Peut-être que votre médecin vous a dit que “tout est dans la norme”, ou que votre hormone anti-müllerienne (AMH) est basse et que c’est “foutu”. Mais est-ce vraiment aussi simple ?
En réalité, un test hormonal est une photo figée dans le temps. Or, votre système hormonal fonctionne en mouvement permanent, suivant le rythme du cycle menstruel.
Dans cet article, je vous aide à comprendre ce que votre bilan vous dit et ce qu’il ne dit pas :
Un bilan sanguin hormonal est un outil efficace, mais il a ses limites. Vos hormones sexuelles ne fonctionnent pas de manière stable tout au long du mois, elles suivent une logique cyclique, influencée par votre système endocrinien.
Un dosage réalisé sans tenir compte de la phase du cycle (phase folliculaire, ovulatoire ou lutéale) peut donner des résultats trompeurs. Par exemple, un taux “normal” de progestérone mesuré en début de cycle n’a aucune valeur diagnostique, car cette hormone est censée augmenter après l’ovulation.
De plus, les chiffres ne reflètent pas la réalité complète : ils ne prennent pas en compte la qualité de votre cycle ovarien, vos symptômes évocateurs, ni vos ressentis corporels. C’est pourquoi un taux “dans la norme” peut coexister avec un dérèglement hormonal réel, tandis qu’un chiffre “hors norme” n’est pas toujours pathologique.
Décoder enfin votre cycle menstruel grâce à mon Guide III : Cycle Physiologique
De nombreux paramètres peuvent modifier la fiabilité d’un bilan hormonal féminin. Le plus impactant : le moment du cycle menstruel. Un prélèvement effectué à J3 (début de la phase folliculaire) n’a pas la même signification qu’un dosage à J21, en phase lutéale.
Votre prise de sang peut aussi être influencée par :
Enfin, il est essentiel d’interpréter vos résultats en tenant compte de votre réserve ovarienne, de votre examen clinique, de votre mode de vie et de vos symptômes de la ménopause si vous êtes en périménopause.
Voici les erreurs les plus fréquentes à éviter lors d’une interprétation d’un bilan hormonal :
Un chiffre isolé ne permet jamais de conclure à lui seul. Il faut croiser les informations pour comprendre ce que le système hormonal essaie de vous dire.
Commencez par identifier le jour exact du cycle où a été réalisée votre prise de sang. Cela permet de situer la mesure dans la dynamique hormonale. Ensuite, reliez chaque résultat à vos symptômes actuels : douleurs, fatigue, troubles du sommeil, absence d’ovulation, cycle irrégulier, etc.
Ajoutez à cela les données de votre observation du cycle : courbe de température, tests d’ovulation, ressenti de glaire cervicale ou échographie transvaginale si elle a été faite récemment.
Enfin, si votre bilan révèle une anomalie (FSH élevée, œstrogènes bas…), regardez si d’autres hormones hypophysaires ou hormones ovariennes confirment ce déséquilibre. Une approche croisée est indispensable pour comprendre votre système hormonal.
Deux femmes ont le même taux d’estradiol (hormone œstrogénique) mesuré à J3 :
Même chiffre, deux corps, deux réalités. Ce cas montre à quel point une analyse isolée n’est jamais suffisante pour poser un diagnostic. Sans le contexte (symptômes, phase du cycle, antécédents), le chiffre est incomplet.
Pour une lecture plus fiable de votre bilan hormonal, il est indispensable de :
Vous pouvez également télécharger mon Guide III “Cycle Physiologique”, pour vous aider à :
Un bilan hormonal normal signifie-t-il toujours qu’il n’y a aucun problème ?
Non, un taux “dans la norme” peut masquer un déséquilibre hormonal si l’interprétation ne tient pas compte du cycle et des symptômes.
Quel est le meilleur moment du cycle pour faire une prise de sang hormonale ?
Tout dépend des hormones analysées, mais en général, les dosages se font entre J2 et J4 pour la phase folliculaire, et vers J21 pour la phase lutéale.
Que faire si mon taux d’AMH est bas ?
Un taux d’AMH bas ne signifie pas nécessairement une infertilité immédiate, il doit être interprété avec d’autres données : âge, cycle, ovulation, contexte.
Quelles erreurs faut-il éviter lors d’un test hormonal ?
Éviter d’interpréter un chiffre isolé, de négliger le jour du cycle, ou de ne pas croiser les résultats avec vos symptômes et votre historique.
Faut-il prendre en compte les symptômes corporels pour lire un bilan hormonal ?
Oui, les signes comme les bouffées de chaleur, la fatigue ou un cycle irrégulier sont essentiels pour comprendre ce que dit réellement votre système hormonal.
La naturopathie est une approche de santé globale et durable qui ne se substitue jamais à la médecine conventionnelle, mais vient la compléter.
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