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Tout savoir sur l’ovarite auto-immune

Par votre naturopathe Alice Monney le 25 février 2026
Mis à jour le 27 janvier 2026
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Quand le système immunitaire se trompe de cible, il peut s’attaquer à vos propres cellules. 

C’est ce qui se passe dans le cas de l’ovarite auto-immune : une inflammation des ovaires d’origine immunitaire qui reste encore largement méconnue. Pourtant, elle pourrait concerner 4 à 5 % des femmes atteintes d’insuffisance ovarienne prématurée (IOP), avec un impact direct sur l’équilibre hormonal et la fertilité. 

Dans cet article, je vous propose de découvrir : 

  • Qu’est-ce qu'une ovarite auto-immune ?
  • Quels sont les symptômes d’une ovarite auto-immune ?
  • Comment elle peut être diagnostiquée ?
  • Quelles sont les conséquences d’une ovarite auto-immune sur la fertilité ?
  • Pourquoi est-elle si peu diagnostiquée ?

Qu’est-ce que l’ovarite auto-immune ?

L’ovarite auto-immune est une inflammation ovarienne provoquée par une réponse immunitaire inappropriée. Ainsi, le corps attaque ses propres tissus, en l’occurrence certaines cellules ovariennes, comme les cellules de la thèque interne. Or, ce tissu est essentiel à la fabrication des androgènes, qui sont eux-mêmes les précurseurs des œstrogènes. Ce type de déséquilibre peut s’installer avant même que la réserve ovarienne ne chute. Il est donc difficile à diagnostiquer.

Quels sont les symptômes d’une ovarite auto-immune ?

L’un des signes les plus fréquents d’une ovarite auto-immune est un cycle menstruel irrégulier, avec des ovulations rares ou de faible qualité. La progestérone et les œstrogènes sont souvent bas, alors que la FSH et parfois la LH peuvent être élevées. Il peut y avoir des troubles de l’humeur, une fatigue chronique ou des signes légers de déséquilibre hormonal.

Sur les analyses, plusieurs éléments peuvent être trompeurs et donc ralentir un bon diagnostic : l’AMH peut rester normale au début, et l’échographie peut montrer plusieurs follicules, donnant une fausse impression de normalité. Il est aussi fréquent que cette situation survienne chez une femme jeune, sans antécédent gynécologique, ce qui retarde souvent une prise en charge correcte.

Les femmes concernées ont parfois des antécédents de maladie auto-immune personnelle ou familiale (thyroïdite de Hashimoto, diabète de type 1, etc.), ce qui peut constituer un indice important à prendre en compte.

Vous souffrez de SOPK, consultez mon Guide III “Cycle physiologique” pour découvrir un protocole sur-mesure.

Comment l’ovarite auto-immune est-elle diagnostiquée ?

Il n’existe pas de test unique permettant de confirmer une ovarite auto-immune. Le diagnostic repose sur un faisceau d’indices. Plusieurs types d’anticorps peuvent être recherchés dans le sang, notamment les anti-21-hydroxylase, anti-FSH/LH et anti-zone pellucide. Ces marqueurs peuvent orienter, mais leur absence n’exclut pas totalement le diagnostic.

Le bilan hormonal montre souvent une FSH élevée, des œstrogènes et de la progestérone faibles, tandis que l’AMH reste parfois normale dans les premiers temps. Une biopsie ovarienne pourrait théoriquement confirmer l’inflammation, mais elle est rarement réalisée en pratique, car elle est invasive et peu utilisée en première intention.

Quelles sont les conséquences sur la fertilité ?

L’attaque auto-immune cible des cellules clés de l’ovaire, ce qui perturbe la production hormonale et la qualité des ovulations. La fertilité est donc altérée avant même que la réserve ovarienne ne soit réellement touchée.

Les ovocytes produits sont souvent de moins bonne qualité, l’ovulation devient irrégulière ou inefficace, et les chances de grossesse diminuent. En moyenne, la réserve ovarienne chute dans les cinq ans suivant le début du processus auto-immun. C’est pourquoi il est essentiel de bien suivre et comprendre son cycle menstruel, afin de détecter d'éventuelles anomalies dans l’ovulation.

Découvrez comment rééquilibrer votre cycle menstruel avec mes protocoles sur-mesure, disponibles dans mon Guide III.

Pourquoi l’ovarite auto-immune est-elle si peu diagnostiquée ?

Parce qu’elle mime d’autres troubles plus fréquents, comme une simple dysovulation ou un SOPK, l’ovarite auto-immune passe souvent inaperçue. Ses signes peuvent être discrets, les examens standards peuvent sembler normaux, et peu de professionnels y pensent spontanément.

De plus, comme aucune analyse ne permet de poser un diagnostic formel à elle seule, l’interprétation du contexte clinique général reste essentielle. Il faut relier les éléments : symptômes, antécédents, bilans hormonaux, et parfois anticorps. Ce travail d’enquête demande du temps, de l’expertise et une approche globale, encore peu répandue.

FAQ - Ovarite Auto-immune

Qu’est-ce que l’ovarite auto-immune ?

C’est une inflammation des ovaires causée par une attaque du système immunitaire sur les cellules ovariennes, souvent silencieuse elle a un impact hormonal réel.

Quels sont les premiers signes d’une ovarite auto-immune ?

Cycle irrégulier, ovulations rares, fatigue, FSH élevée, œstrogènes bas, malgré une AMH normale et une échographie parfois rassurante.

Peut-on diagnostiquer l’ovarite auto-immune avec une prise de sang ?

Un faisceau d’indices biologiques peut orienter (anticorps, FSH, œstrogènes…), mais aucun test sanguin n’est à lui seul concluant.

L’ovarite auto-immune rend-elle stérile ?

Non, mais elle peut altérer la qualité ovocytaire et réduire les chances de conception si elle n’est pas prise en charge tôt.

Pourquoi l’ovarite auto-immune est-elle sous-diagnostiquée ?

Parce qu’elle imite d’autres troubles comme le SOPK et que ses symptômes sont souvent discrets ou mal interprétés.

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