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Polypes, fibromes, kystes : comment les distinguer et quels sont leurs impacts ?

Par votre naturopathe Alice Monney le 5 novembre 2025
Mis à jour le 22 octobre 2025
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Les anomalies dites “anatomiques” de l’appareil reproducteur féminin, comme les kystes, les fibromes ou les polypes, sont fréquentes, mais souvent mal comprises. Bien qu’elles puissent se manifester par des symptômes similaires (douleurs, cycles irréguliers, difficultés à concevoir…), leurs origines et leurs effets sur le cycle hormonal, la fertilité ou la nidation sont très différents. Mieux comprendre leurs mécanismes permet d’orienter efficacement leur prise en charge et de soutenir l’équilibre hormonal de manière adaptée.

Trois anomalies différentes, souvent confondues

Les kystes, fibromes et polypes sont des formations bénignes, qui se développent dans des zones différentes :

  • Les kystes concernent les ovaires.
  • Les fibromes se développent dans le muscle utérin.
  • Les polypes se forment au niveau de la muqueuse interne de l’utérus: l’endomètre.

Ces trois anomalies peuvent perturber plusieurs mécanismes essentiels comme l’ovulation, l'implantation de l’embryon, la vascularisation ou encore la perméabilité des trompes. Leur impact dépend de leur taille, de leur localisation et de l’équilibre hormonal de chaque femme.

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Kystes ovariens 

Les kystes ovariens sont souvent des kystes dits fonctionnels, c’est-à-dire qu’ils apparaissent au cours du cycle, généralement à cause d’un dérèglement de l’ovulation.

Un kyste peut se former lorsqu’un follicule n’éclate pas au moment prévu, ou au contraire lorsqu’il se vide mal et continue de croître. Ce phénomène peut alors perturber la régularité du cycle, allonger la phase lutéale ou bloquer l’ovulation suivante.

Les kystes de grande taille (supérieurs à cinq centimètres) peuvent provoquer une sensation de gêne pelvienne, voire des douleurs en cas de torsion ou de rupture. Dans la majorité des cas, ils disparaissent spontanément au bout de quelques cycles, mais une surveillance peut être nécessaire.

Pour limiter leur apparition, il convient de stimuler l’ovulation, de réduire les déséquilibres hormonaux en phase lutéale et d'améliorer la gestion du stress, qui joue souvent un rôle dans la régulation ovarienne. 

Fibromes utérins 

Les fibromes sont des tumeurs bénignes du muscle utérin (myomètre). Leur taille et leur emplacement déterminent leur impact sur la fertilité ou le cycle. Un fibrome sous-muqueux, par exemple, peut déformer la cavité utérine et gêner l’implantation de l’embryon. D’autres, situés dans l’épaisseur du muscle ou à la surface de l’utérus, peuvent comprimer les trompes ou altérer la vascularisation locale. Leur présence peut réduire la réceptivité de l’endomètre et provoquer des règles plus abondantes, des douleurs ou un inconfort pelvien.

Pour limiter leur impact, il convient de réguler les œstrogènes, dont l’excès favorise la croissance des fibromes, et de soutenir le travail du foie afin d’améliorer l’élimination hormonale. Un soutien anti-inflammatoire est également essentiel, car l’inflammation chronique peut entretenir leur développement. Une alimentation riche en fibres, en antioxydants et pauvre en sucres raffinés est souvent bénéfique pour limiter leur apparition et développement.

Télécharger le Guide III et découvrez comment décoder votre cycle et le rééquilibrer. 

Polypes de l’endomètre 

Les polypes utérins sont de petites excroissances bénignes qui se développent sur la muqueuse de l’utérus, l’endomètre. Leur apparition est souvent liée à un excès d’œstrogènes ou à une inflammation locale.

De petite taille, ils passent parfois inaperçus, mais au-delà de 12 mm, ils peuvent perturber la vascularisation de l’endomètre, créer une inflammation chronique et former une barrière mécanique à la nidation ou au passage des spermatozoïdes.

Lorsqu’ils sont de petite taille, leur impact reste souvent faible et il n’est pas toujours nécessaire d’intervenir immédiatement. Cependant, bien comprendre dans quel contexte hormonal ils apparaissent est essentiel afin de prévenir leur évolution.

Pour limiter leurs impacts, il convient de soutenir le métabolisme des œstrogènes, notamment en favorisant leur élimination hépatique et en réduisant les facteurs inflammatoires (stress oxydatif, déséquilibre du microbiote, carences nutritionnelles).

Comprendre pour mieux agir sur son équilibre hormonal

Chaque femme est unique, et des anomalies semblables peuvent avoir des conséquences très différentes selon l’équilibre hormonal et le mode de vie. Il est donc essentiel d’identifier le mécanisme principal en jeu : dérèglement de l’ovulation, excès d’œstrogènes, inflammation chronique ou mauvaise élimination hormonale. Cette compréhension globale permet une prise en charge plus efficace, pour lutter contre le polypes, fibromes et kystes. 

Dans mon Guide III, partie 4.4, découvrez en détail tous mes protocoles pour agir contre ces anomalies. 

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