
Contenu de l'article
Un cycle menstruel irrégulier, une absence de règles ou des difficultés à tomber enceinte peuvent parfois s’expliquer par une prolactine trop élevée.
Quand le taux de prolactine reste durablement au-dessus de la normale, il peut perturber le cycle ovarien et freiner l’ovulation. Dans cet article, je vous propose de découvrir :
L’hyperprolactinémie correspond à un dosage de prolactine supérieur aux valeurs attendues chez une femme hors grossesse et hors allaitement. La prolactine est une hormone produite par l’hypophyse antérieure. Elle joue un rôle clé dans la lactation, mais elle influence également l’équilibre des hormones hypophysaires qui régulent les ovaires.
Quand la prolactine augmente durablement, l’ovulation peut devenir plus rare et le cycle menstruel se dérègle. Il n’existe pas de dépistage systématique de l’hyperprolactinémie. Le diagnostic repose sur une prise de sang avec un dosage de prolactine, parfois à recontrôler.
Le symptôme le plus fréquent est un dérèglement du cycle menstruel, avec des cycles longs, des règles espacées, une aménorrhée ou encore des saignements imprévisibles. Sur le plan de la fertilité, vous pouvez constater des ovulations plus rares, un timing difficile à repérer et parfois une baisse de libido ou une sécheresse vaginale. De plus, un écoulement mammaire blanchâtre hors grossesse, appelé galactorrhée, est un signe d’une potentielle hyperprolactinémie. Certaines femmes ressentent également des maux de tête.
Décoder enfin votre cycle menstruel grâce à mon Guide III : Cycle Physiologique
Une prolactine élevée agit sur l’axe qui pilote votre cycle ovarien. Elle peut freiner la libération de GnRH au niveau du système nerveux central, puis diminuer la stimulation de LH et de FSH. Résultat : l’ovaire ovule moins souvent, parfois pas du tout, et la fenêtre fertile devient difficile à repérer.
Si vous souffrez d’une hyperprolactinémie, vous pouvez observer des tests d’ovulation négatifs, des cycles très variables ou une phase lutéale plus courte. L’hyperprolactinémie peut également altérer indirectement la qualité de l’environnement hormonal nécessaire à une implantation optimale. La bonne nouvelle est que, lorsque la cause est identifiée et traitée, l’ovulation peut se restaurer et les chances de conception s’améliorer nettement.
Certaines hausses peuvent être temporaires. Dans ce cas, elles sont souvent liées au stress, au manque de sommeil, à un effort intense ou à une stimulation mammaire. Certains médicaments peuvent également augmenter la prolactine. Une hypothyroïdie peut favoriser une prolactine élevée et justifie souvent un bilan biologique complémentaire. Côté gynécologie, le syndrome des ovaires polykystiques peut coexister et contribuer aux troubles du cycle, sans être toujours la cause principale de l’hyperprolactinémie.
Enfin, une autre cause fréquente peut être un adénome hypophysaire sécrétant la prolactine, aussi appelé adénome lactotrope. Il s’agit le plus souvent d’une tumeur hypophysaire bénigne, parfois de petite taille, on parle alors de microadénome hypophysaire. Selon les résultats, une IRM hypophysaire peut être proposée, afin de confirmer le diagnostic.
Vous souffrez d’hyperprolactinémie, découvrez mon protocole sur-mesure dans le Guide III
Lors d’une hyperprolactinémie, le rééquilibrage des hormones doit d’abord passer par l'identification de la cause. Après une prise de sang complète et un dosage de prolactine confirmé, votre médecin peut demander un recontrôle, compléter le bilan biologique et, selon le contexte, proposer une IRM hypophysaire.
Si une origine médicamenteuse est suspectée, une adaptation doit être discutée avec le médecin prescripteur. En cas d’adénome hypophysaire, le traitement médical de référence repose sur les agonistes dopaminergiques. Cet agoniste dopaminergique vise à faire baisser la prolactine et à restaurer l’ovulation, ce qui soutient directement la fertilité. En complément, une bonne hygiène de vie permet de stabiliser l’équilibre hormonal. Ainsi, un sommeil régulier, une bonne gestion du stress, la pratique d’une activité physique modérée et le suivi de votre cycle menstruel permet d’améliorer votre équilibre hormonal.
Quel taux de prolactine est considéré comme trop élevé chez une femme ?
Un taux de prolactine est jugé trop élevé s’il dépasse les valeurs de référence du laboratoire chez une femme hors grossesse et hors allaitement, et il doit souvent être confirmé par une nouvelle prise de sang.
Prolactine élevée et fertilité, est-ce que cela peut empêcher l’ovulation ?
Oui, une prolactine élevée peut bloquer ou espacer l’ovulation, ce qui perturbe le cycle ovarien et peut retarder une grossesse.
Quels symptômes font penser à une hyperprolactinémie quand on essaie de concevoir ?
Les signes les plus fréquents sont un cycle menstruel irrégulier ou une aménorrhée, des tests d’ovulation souvent négatifs, une galactorrhée et parfois des maux de tête.
Quelles sont les causes les plus fréquentes, y compris le SOPK et les médicaments ?
Les causes courantes sont le stress, le manque de sommeil, certains traitements médicamenteux, l’hypothyroïdie, et parfois une association avec le syndrome des ovaires polykystiques, sans que le SOPK soit toujours la cause principale.
Quand faut-il faire une IRM hypophysaire, et quel est le traitement en cas d’adénome hypophysaire ?
Une IRM hypophysaire est discutée si le taux de prolactine est élevé de façon persistante ou si l’on suspecte une tumeur hypophysaire, et le traitement médical repose souvent sur un agoniste dopaminergique pour faire baisser la prolactine et restaurer l’ovulation.
La naturopathie est une approche de santé globale et durable qui ne se substitue jamais à la médecine conventionnelle, mais vient la compléter.
CGV | Politique de confidentialité et mentions légales | Copyright 2024 Alice Monney | Reproduction interdite