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Poids et SOPK : déconstruire les croyances

Par votre naturopathe Alice Monney le 13 mai 2022
Mis à jour le 8 juin 2022
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La moitié des femmes atteintes du Syndrome des Ovaires Polykystiques seraient également en surpoids. C'est pourquoi la perte de poids fait souvent partie des recommandations (pour ne pas dire injonctions) du corps médical. Bien souvent, c'est un discours très culpabilisant pour les femmes concernées. Derrière le conseil de perte de poids se cache l'idée que si ces femmes ont des symptômes, des cycles irréguliers, n'arrivent pas à tomber enceintes, c'est avant tout parce qu'elles ne parviennent pas à perdre du poids.

Dans cet article, je vous propose de déconstruire cette idée du poids comme seule réponse aux maux du SOPK en vous présentant les résultats d'une étude récente.

Si vous désirez vous faire accompagner sur ces problématiques, parlons-en toutes les deux en appel découverte !

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Le lien entre poids et SOPK

Plus de la moitié des femmes SOPK sont en surpoids et ce n'est pas un hasard. Pour commencer, il faut bien comprendre que le poids n'est pas à l'origine des symptômes du SOPK : c'est en réalité tout l'inverse. C'est ce syndrome qui occasionne une prise de poids, ou bien une grande difficulté à perdre du poids.

Le mécanisme de l'insulinorésistante

Le SOPK est un syndrome hormonal, mais également métabolique. C'est à dire qu'il a une influence sur votre métabolisme global : votre dépense énergétique, la façon dont votre corps utilise et stocke les calories apportées...

La cause des nombreuses manifestations du SOPK réside souvent dans la résistance à l'insuline (concerne environ 70% des femmes SOPK). L'insuline est une hormone sécrétée par le pancréas. Elle a pour fonction d'acheminer le glucose jusqu'à nos cellules, pour que celui-ci soit utilisé comme carburant.

Lorsqu'on mange, notre taux de glucose augmente et le pancréas se met alors à sécréter de l'insuline pour que ce glucose ne stagne pas dans le sang mais soit acheminé correctement jusqu'aux cellules. On pourrait imager en considérant l'insuline comme le taxi du glucose, dont le but est de transporter le glucose et maintenir une glycémie stable.

Mais il arrive que nos cellules deviennent résistantes à l'insuline : c'est à dire qu'au fil du temps, elles deviennent de plus en plus imperméables à l'insuline, et ne permettent plus au glucose de pénétrer. En réponse à ce phénomène, le pancréas se met à sécréter de plus en plus d'insuline, pour tenter de réussir à faire entrer le glucose dans les cellules.

Le problème, c'est que l'insuline a pour effet de bloquer la dégradation des graisses : cela signifie que pendant que l'insuline est sécrétée, notre corps ne s'occupe pas de brûler les graisses ingérées. Elles sont alors stockées, ce qui entraîne une prise de poids (souvent autour de la sangle abdominale).

Au delà de la prise de poids, la surexposition à l'insuline entraine une augmentation de la sécrétion de testostérone par les ovaires, et augmente en parallèle l'inflammation générale de l'organisme, ce qui a pour conséquence d'aggraver ainsi les manifestations du SOPK.

L'insulinorésistante vient aggraver les manifestations du SOPK mais ce n'est pas elle qui est à l'origine du SOPK, mais bien la surproduction d'androgènes comme la testostérone. D'ailleurs, certaines femmes SOPK ne présentent pas cette problématique de résistance à l'insuline et ont pourtant une production trop élevée d'androgènes et tous les symptômes qui en découlent.

Une étude de 2020 vient casser les croyances

Une fois ce mécanisme assimilé, on comprend pourquoi la prise en charge du SOPK ne peut pas être réduite à un simple conseil de perte de poids. D'une part, il est extrêmement difficile pour les femmes SOPK de perdre du poids, sans la mise en place de mesures hygiéno-diététiques par ailleurs.

D'autre part, il a été prouvé que le poids n'avait pas d'influence sur certaines constantes qui posent problème chez les femmes SOPK. C'est en tout cas ce qu'a démontré une étude menée en 2020 par le Département d'obstétrique et de Gynécologie de la Clinique Universitaire de Qassim, en Arabie Saoudite.

Cette étude rassemble 63 femmes, la moitié ayant un IMC normal, l'autre moitié ayant un IMC élevé. Après avoir comparé les différents items, le résultat est sans appel.

Aucune différence n'est retrouvée entre les 2 groupes concernant les constantes le plus souvent mises en cause dans le SOPK :

👉🏻 Ratio LH/FSH (souvent inversé)
👉🏻 Prolactine
👉🏻 Testostérone
👉🏻 TSH (l'hormone de stimulation thyroïdienne)

Source : Follicle Stimulating Hormone (LH: FSH) Ratio in Polycystic Ovary Syndrome (PCOS) - Obese vs. Non - Obese Women - Zaheera Saadia

La conclusion de cette étude ouvre donc la porte à de nouvelles façons de prendre en charge le SOPK. Les solutions proposées par les professionnels de santé doivent aller au delà de la simple perte de poids pour espérer impacter positivement les symptômes de cette pathologie.

Le SOPK, ce n'est une question de poids !
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